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RELIGIONS DANS L’ART CONTEMPORAIN LATINO-AMERICAIN

Inici:
11/10/2019 - 14:00
Fi:
11/10/2019 - 18:00
Lloc:
Amphithéâtre Maison de l’Amérique Latine.

Rencontre autour de l’art latino-américain
Vendredi 11 octobre 2019, de 14 heures à 18 heures.
Amphithéâtre Maison de l’Amérique Latine.

 


14h OUVERTURE
David Castañer (Panthéon-Sorbonne) et Carmen Chazzin (Sorbonne
Université) : Enjeux de la représentation religieuse dans les arts
contemporains latino-américains.
Maria Josep Balsach (Universitat de Girona) : « Más allá del umbral de
las estrellas ». Cecília Vicuña y la tradición chamánica andina.

15h MASTER CLASS D’ALEXANDER APOSTOL

16h PERFORMANCE DE CLEMENCIA LABIN

16h30 Guillermina Ramos Cruz (Universidad de La Habana/ Universitat de
Girona): Religiones afrocubanas en el arte cubano contemporáneo.
Cantaura La Cruz (EPHE) : Les multiples vies du Dr. Jose Gregorio
Hernandez. Religiosité, médecine populaire et politiques de santé au
Venezuela. Un regard sur les appropriations artistiques
contemporaines.

17h30 RENCONTRE AVEC CLEMENCIA LABIN
Un évènement organisé à la Maison de l’Amérique Latine avec l’aide de
Sorbonne Université (Ecole doctorale IV et Crimic), Universitat de Girona
(CACC) et Paris Panthéon-Sorbonne (DDL) par Carmen Chazzin et David
Castañer

 

RELIGIONS DANS L’ART CONTEMPORAIN LATINO-AMERICAIN.
A partir des années 40 et au cours des dernières décennies, l’Amérique
Latine est devenue l’un des centres de production d’art contemporain les
plus notables de la scène internationale. Sans vouloir nier les particularités
de chaque artiste, ni la variété des contextes sociaux et historiques des pays
de ce continent imaginé, il convient de souligner certaines tendances
communes de beaucoup d’oeuvres d’art latino-américain.
L’une d’elles est la fréquence avec laquelle beaucoup d’artistes traitent de la
religiosité populaire. Certaines formes religieuses latino-américaines – le
culte des vierges locales ou des héros de la patrie – relèvent de la définition
des identités nationales, et constituent des caractéristiques particularisantes
que les artistes exploitent souvent. Les religions syncrétiques de la zone
caribéenne et Atlantique – la Santería cubaine, le vaudou haïtien et le
candomblé brésilien entre autres, ont inspiré et continuent d’inspirer
beaucoup d’artistes contemporains qui conçoivent des oeuvres hybrides,
d’après le terme forgé par Néstor García Canclini (1999), qui donnent des
formes postmodernes et globalisées à des pratiques et des contenus
ancestraux.
La mise en art de la religiosité vernaculaire permet d’identifier cet autre trait
structurel de l’art latino-américain qu’est la capacité de bâtir « un pont entre
l’art cultivé et l’art populaire, entre la tradition anonyme de notre peuple et
ses créations les plus épurées » d’après les mots que Nancy Morejón (2015)
employait pour parler de l’artiste cubain Manuel Mendive. Les noces entre ce
qui est cultivé et ce qui est populaire est le noeud à partir duquel surgissent
des courants qui ont marqué l’art contemporain latino-américain comme le
muralisme, l’indigénisme, le primitivisme ou le kitsch, dont Luis Camnitzer
(2003) dit qu’il « a été repris par des anonymes, ou utilisé comme source
d’inspiration pour les produits de la haute culture ».
Parmi les religions latino-américaines, celles qui sont animistes – en grande
partie d’origine indigène ou africaine – considèrent que les éléments de la
nature contiennent des énergies divines. Pour cette raison, un certain
nombre d’artistes ayant travaillé sur les religions populaires ont fini par
aborder des thèmes en rapport avec l’écologie, souvent d’ailleurs avec une
perspective spirituelle et mystique. D’Ana Mendieta jusqu’à Maizz Visual, en
passant par Frans Krajcberg, Jesús de Armas ou Henrique Oliveira, l’art
latino-américain, à l’instar des pensées d’Arturo Escobar ou Eduardo
Viveiros de Castro, proposent des visions moins binaires de la relation entre
l’homme et son environnement.
Enfin, cette approche de l’art latino-américain centrée sur la représentation
des religions vernaculaires, permet de proposer une réflexion critique sur
l’auto-exotisme à travers lequel les créateurs des anciennes périphéries du
monde de l’art ont parfois tendance à se penser. Ce processus, que Gerardo
Mosquera (1991) définit comme « autrisation » consiste à produire une
image de soi-même qui corresponde à ce qui est attendu d’un latinoaméricain
depuis l’Occident. Pour échapper à l’auto-exotisme, les artistes
latino-américains ont deux options : abandonner la thématique religieuse, ou
inventer des formes moins folkloriques, moins explicites de représenter les
spiritualités ancestrales.
Il est donc difficile de comprendre la manière dont les artistes latinoaméricains
représentent les religions sans aborder des questions sur
l’identité nationale, la création d’hybrides culturels, sans prendre en compte
les relations versatiles entre la haute et la basse culture, ou en ignorant les
relations entre la spiritualité et l’écologie en Amérique Latine. Le projet
Religions dans l’Art contemporain latino-américain propose des rencontres
entre des artistes latino-américains, des chercheurs et des critiques pour
aborder ces sujets et proposer une porte d’entrée, depuis l’Europe, à la
création artistique latino-américaine la plus contemporaine.
RELIGIONES EN EL ARTE CONTEMPORÁNEO LATINOAMERICANO.
A partir de los años 1940 y en el transcurso de las últimas décadas,
Latinoamérica se ha convertido en uno de los centros de producción de arte
contemporáneo más atractivos. Sin negar la idiosincrasia de cada artista, ni la
variedad de contextos sociales e históricos de los países de este continente
imaginado, cabe recalcar ciertas tendencias comunes a muchas de las obras de
arte latinoamericano. Una de ellas es la frecuencia con la que muchos artistas
tratan el tema de la religiosidad popular. Ciertas formas religiosas
latinoamericanas – el culto a vírgenes locales o a héroes patrios – tienen que
ver con la definición de identidades nacionales, y por ello constituyen
características diferenciantes que los artistas explotan a menudo.
Las religiones sincréticas de la zona caribeña y Atlántica, la Santería cubana,
el vudú haitiano y el candomblé brasileño entre otras, han inspirado y siguen
inspirando a muchos artistas contemporáneos que conciben obras híbridas,
según el término acuñado por Néstor García Canclini (1999), capaces de dar
formas posmodernas y globalizadas a prácticas y contenidos antiguos.
La puesta en arte de contenidos de la religiosidad vernacular permite
identificar otro rasgo estructural del arte latinoamericano, que es la capacidad
de establecer «un puente entre el arte culto y el arte popular, entre la tradición
anónima de nuestro pueblo y sus creaciones más refinadas» según las palabras
que Nancy Morejón (2015) dedicaba al artista cubano Manuel Mendive. La
mezcla de lo culto y lo popular ha sido el punto de partida de algunas de las
corrientes que han marcado el arte contemporáneo latinoamericano como el
muralismo, el indigenismo, el primitivismo o el kitsch, del que Luis Camnitzer
(2003) dice que «fue retomado por anónimos, o utilizado como fuente de
inspiración para productos de la alta cultura».
Entre las religiones latinoamericanas, las que son animistas –
mayoritariamente de origen indígena o africano – consideran que los
elementos de la naturaleza contienen energías divinas. Por ello, muchos de los
artistas que tuvieron interés por las religiones populares acabaron tocando
temas relacionados con la ecología, y a menudo a través de una perspectiva
espiritual y mística. De Ana Mendieta, hasta Maizz Visual, pasando por Frans
Krajcberg, Jesús de Armas o Henrique Oliveira, el arte latinoamericano, como
el pensamiento de Arturo Escobar o Eduardo Viveiros de Castro, propone
visiones menos binarias de la relación entre el hombre y su entorno.
Por último, acercarse al arte latinoamericano a través del prisma de su
relación con las religiones vernaculares permite plantear una reflexión crítica
sobre el auto-exotismo con que los creadores de las antiguas periferias del
mundo del arte se presentan a veces. Este proceso, que Gerardo Mosquera
(1991) define como «otrización» consiste en producir una imagen de sí mismo
que corresponda a lo que se espera desde Occidente de un «latinoamericano».
Para escapar del auto-exotismo, los artistas latinoamericanos se encuentran
pues ante una encrucijada: o dejan de lado la temática religiosa, o inventan
formas menos folclóricas, menos explícitas, de representar las espiritualidades
ancestrales.
Es imposible pues entender el tratamiento que los artistas latinoamericanos
dan a las religiones sin tocar cuestiones de identidad nacional, de producción
de híbridos culturales, sin tener en cuenta las versátiles relaciones entre la alta
y la baja cultura, ignorando las relaciones entre espiritualidad y ecología en
dicho continente, o dejando de lado la tentación de auto-exotismo a la que
muchos artistas tratan de resistir. El proyecto Religiones en el Arte
contemporáneo latinoamericano propone encuentros entre artistas
latinoamericanos, investigadores y críticos para tratar de estos temas como
forma de acercarse, desde Europa, a la creación artística latinoamericana más
contemporánea.